Un député LREM appelle au rassemblement sur le dossier du CBD

Un député LREM appelle au rassemblement sur le dossier du CBD

Ludovic Mendès, député LREM et rapporteur de la Mission d’Information (MI) sur la partie CBD / chanvre bien-être, a profité hier de la conférence de presse sur la sortie du rapport sur le cannabis récréatif pour faire un point sur le dossier « CBD ».

Pour rappel, la MI a publié son rapport d’étape sur le chanvre bien-être en février dernier, dessinant des recommandations pour la régulation du chanvre à visée CBD en France. Ce rapport arrivait après à la condamnation de la France par la CJUE dans l’affaire Kanavape, qui consacrait la libre-circulation des marchandises en Europe et confirmait la légalité du CBD. La France se voit donc obligée de changer de braquet et de réformer l’arrêté de 1990, interprété par les autorités françaises comme restreignant l’usage de la fleur de chanvre en France, alors même qu’elle peut être importée d’autres pays européens et vendue légalement dans l’Hexagone.

SI la MILDECA a commencé à travailler à la refonte de l’arrêté de 1990 en début d’année, Ludovic Mendès a confirmé ne pas avoir de retour sur l’avancée des travaux de la mission interministérielle qui étudie les propositions de la MILDECA. Il explique aussi ce retard et cette opacité par la « guerre de clochers entre syndicats et lobbies », qui s’avère plus contre-productive qu’autre chose.

Interchanvre / UIVEC ne sont effectivement pas connus pour encourager l’usage complet de la fleur, leur travail couvrant uniquement la production et l’extraction, là où le Syndicat du Chanvre promeut une régulation globale pour le maximum d’acteurs, des ambitions qui peuvent se heurter aux limitations des approches précédentes.

Pour lui, tant que ces groupements ne se mettent pas d’accord, la filière du CBD ne pourra pas se monter en France. Michèle Victory, députée socialiste de l’Ardèche et vice-présidente de la MI, a insisté sur le fait que les territoires français attendent et ne peuvent subvenir aux besoins d’une demande qui finalement ne se fournit qu’à l’étranger.

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